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Toujours souriant, c’est un visage un peu banal mais pour moi ce visage a une histoire. Ce visage me rappelle plusieurs souvenirs et surtout il me rappelle maintes discussions. Cet homme je ne le connaissais pas avant décembre 2008 pas avant de me visiter le Monastère de l’ascension de DZOGBEGAN. Et depuis ce visage mais familier et plus encore il suscite en moi bien des émotions
Toujours avec le même sourire dont il se départit rarement voici le frère Thomas KABORE. Burkinabé d’origine, il séjournait au Monastère de l’ascension de DZOGBEGAN quand j’y suis passé. A l’époque il s’occupait de poser et de surveiller les ruches d’abeilles, de récolter le miel, de fabriquer du vinaigre par fermentation du miel de produire de la Propolys (une pommade à base de cire d’abeilles)
Au Monastère de DZOGBEGAN où il séjournait le frère Thomas lui aussi était de passage. Un an après notre rencontre je l’ai croisé au Monastère d’AGBAN et il m’a conté son histoire ou plutôt son rêve ; celui de repartir chez lui relever les murs de son Monastère en ruine. Son Monastère à lui s’appelle « Saint Jean-Baptiste sid-bè wêndê » ce qui veut dire « la vérité se trouve en DIEU » ; il est situé à Boussé au Burkina Faso. Son début remonte en 1990 quand Thomas et neuf autres frères ont rejoint frère fondateur. Mais l’histoire de cette visite monastique remonte à plus loin que çà.
Ne vous y méprenez à l’aspect misérable de ces murs ; c’est d’ailleurs ce qui reste d’une vie de communauté qu’aujourd’hui Thomas rêve de voir refleurir. Ces bâtiments sont l’œuvre des moines eux-mêmes qui y ont mis du leur pour constituer un Monastère.
Aujourd’hui tous ou presque tous sont partis rejoindre d’autres Monastères la plupart pour se former en vue d’édifier leur communauté et une petite minorité pour trouver meilleure fortune. Thomas est parti pour se former et a atterri à DZOGBEGAN et quand il a fallu faire un choix entre rester un moine de DZOGBEGAN ou repartir chez lui il a choisi de repartir. Il a retrouvé son Monastère en ruine et au milieu le seul qui soit resté pour s’en occuper.
Ce que j’ai admiré et continue d’admirer chez cet homme c’est son dévouement et sa détermination à sauver ce qui va à sa perte après tant d’efforts consentis. S’il s’acharne autan à sauver les âmes c’est alors un Saint en gestation ; cela s’appelle l’intégrité. Et jusqu’au cœur des Monastères j’ai retrouvé un idéal cher au plus burkinabé des burkinabé lui aussi s’appelle Thomas mais Thomas SANKARA. J’ai eu du mal à arracher cette photo à mon sympathique ami. C’est la photo de la tombe de Thomas SANKARA. Il faut dire que la vertu ne meure pas elle et si Thomas KABORE cherche la vérité en DIEU il lui faut d’abord passer par l’intégrité.
Victor hugo disait :
Ceux qui vivent ce sont ceux qui
Luttent, ce sont
Ceux dont un Dessein ferme
Emplit l’âme et le front
Ceux qui d’un haut destin
Gravissent l’Apre Cime,
Ceux qui marchent pensifs,
Epris d’un but sublime
Ayant devant les yeux sans
Cesse nuit et jour ou quelque
Grand Labeur ou quelque
Grand Amour
Ce poème s’applique tant et si bien à cet moine qu’à cet homme politique qu’on a appelé Thomas SANKARA. Tout donné pour l’idéal qu’on poursuit est le propre de la noblesse et si ce idéal est au service des autres c’est alors le propre de la royauté. C’est cette noblesse que j’apprécie et ces deux personnes que le sort a trouvé bon de rapprocher par leur prénoms.
Fiers burkinabés ! Il resterons toujours les même, fiers et altiers et c’est ce que j’admire le plus chez eux.
Publié par foi-lumiere à 22:55:00 dans foi-lumiere | Commentaires (1) | Permaliens
chanter, c'est prier deux fois.
Saint Augustin.
Publié par foi-lumiere à 21:17:58 dans foi-lumiere | Commentaires (0) | Permaliens
Aujourd'hui jésus nous demande de le suivre de manière inconditionnelle. Aucune autre préoccupation ne doit occuper notre pensée que l'avènement du royaume;pas même les êtres les plus chers ne doivent passer avant l'annonce du royaume. Quoiqu'il en soit c'est un choix radical auquel chacun est convié. Puissions-nous avoir la force de répondre oui à l'appel de Dieu.
Publié par foi-lumiere à 21:10:44 dans foi-lumiere | Commentaires (0) | Permaliens
Devant le bien il n'ait pas de loi qui tienne. c'est l'enseignement que jésus nous donne aujourd'hui à travers son évangile. je suis frappé par ce évangile dans la mesure où nous cherchons toujours des prétextes pour nous incriminer les uns les autres. pour nous remettre en cause tel les pharisiens. devant tout cela dieu nous dit que la loi suprême est celle de l'amour. quand nous avons à faire le bien ne nous embarassons pas de préjugés inutiles.
Publié par foi-lumiere à 19:42:47 dans foi-lumiere | Commentaires (0) | Permaliens
Vous est-il arrivé après une longue marche de voir se profiler à l'horizon le but de votre marche? Si oui vous comprendrez aisément ce que je vais dire.
en 2005 j'ai repris le chemin de l'église mais sans difficultés. Il m'a fallu passer par bien des angoisses et des moments difficiles. D'abord le père innocent est mort; cela a été pour moi un choc émotionnel très fort. une fois encore comme lors de mon échec en médecine j'ai voulu banaliser la chose et je me suis jeter dans le travail pour oublier les moments que je traversais et une fois encore j'ai seulement repousser les effets du chocs. C'est lorsque je me sentais abattu par le travail que le poids de ma peine et de mes chagrins s'est abattu su moi. Je me suis senti si déséquilibré que j'ai failli faire une rechute dans la dépression. Paradoxalement c'est en ces moments de douleur intense et solitaire que le besoin de Dieu s'est fait ressentir. J'avais comme l'impression d'avoir trahi cet homme qui était mort seul sur la route dans un accident terrible j'avais honte de moi même mais ne voulais pas me l'avouer ouvertement. Peu à peu le désir de retourner vers mon univers premier a grandi au point qu'un matin je me suis réveillé avec la folle envie d'aller à la messe mais j'avais honte de moi-même et j'ai peur des autres de mon environnement. Finalement j'ai profité des vacances pour faire une retraite au foyer de charité à Alédjo. Je pensais que cela allait atténuer du coup le poids moral que je portais. Bien sur en sortant je me suis senti soulagé d'avoir amorcé un pas vers Dieu.
Depuis lors je me suis accroché et j'ai été régulier aux célébrations liturgiques d'abord dominicales puis matinales également. J'ai également fait partie d'un groupe d'étude biblique et d'un groupe (le groupe Saint Charbel) de la légion de marie. Désormais j'avais une espérance chrétienne, celle du salut par jésus-christ. Ce cheminement amorcé c'est lui qui m'a conduit aujourd'hui à écrire ces pages pour dire et partager mon expérience douloureuse certes mais édifiante à plus d'un titre aussi bien pour moi que pour les enfants que j'ai eu entre temps en catéchèse.
je disais tantôt que en partant la première fois du foyer de charité je n'étais que peu soulager mais c'est pour dire ensuite que Dieu qui veut nous inculquer la patience ne se presse pas de nous donner certaines choses. Il m'a fallu du temps, de la méditation, des efforts, une continuation dans mes rapports avec Dieu et surtout la grâce de Dieu lui même pour tirer profit de ces années que je considéraient comme perdues mais qu'aujourd'hui je considère comme remplies de grâce divine. Ce qui me fait dire que Dieu" est", il ne peut exister qu'en tant qu'être et la substance de cet être c'est l'amour. Si cet amour pour moi est avéré aujourd'hui c'est qu'il l'est depuis toujours et c'est lui qui m'a permis de passer à travers tous les moments pénibles que j'ai pu endurer pour revenir redécouvrir cet amour inaltérable. De plus j'ai expérimenté combien il est illusoire mettre sa confiance en une personne bien que la base de la fraternité soit la confiance les hommes ne sont frères qu'en jésus qui rétablit justement cette confiance mutuelle trahie et altérée.
Finalement l'horizon pour moi c'est cette espérance qui est née peu après mon retour au sein de l'église. Bien des fois cet horizon a paru être un mirage comme ces deux fois où juste après mon retour j'ai fait une tentative de suicide sous la pression de certains évènements que je dirais pas maintenant mais que me propose si possible de narrer plus tard. Il a paru être un mirage lorsque j'ai ressenti la solitude que j'ai vu dans mon environnement les autres mener la vie que je ne voulais mener et pourtant vivre dans le confort tandis que moi je peinais sous le poids d'un fardeau que mon excès de conscience m'imposait. Mais tout compte fait la fois n'est pas une histoire de conformisme. Cet horizon s'est précisé au fur à mesure que je faisais l'effort d'avancer et cet horizon c'est ce que je suis aujourd'hui et ce que je deviens devant Dieu chaque jour qu'il me donne.
Publié par foi-lumiere à 22:52:02 dans foi-lumiere | Commentaires (0) | Permaliens
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